Top 10 REER 2010


Dans le contexte d’un marché financier incertain, devriez-vous cotiser à un REER? Si oui, comment et quels produits choisir? Pour le compte des lecteurs du portail BRANCHEZ-VOUS.com, j’ai élaboré  dix conseils pour bien profiter des avantages des REER cette année. Les voici:

1-La peur n’a pas rapport avec le besoin de cotiser à un REER. À moins que vous ayez perdu votre emploi ou que vous ayez de sérieux ennuis de santé, l’actualité économique de 2009 ne devrait pas interférer dans votre décision de prendre ou non des REER. Ne négligez pas de cotiser simplement car vous craignez les Earl Jones et les Bernard Madoff. Des individus peu scrupuleux de ce genre ne courent pas les rues par centaines. Vous ne vous empêcheriez pas de rénover votre cuisine ou de vous faire bâtir un garage parce qu’il y a eu des magouilles dans les grands travaux de construction du Québec, n’est pas?

Si vous n’êtes pas disposé ou intéressé immédiatement à entendre parler de finances, de placements, de fonds, d’actions et d’investissement de toutes sortes… cotisez à votre REER et faites un placement plus tard! Vous pouvez très bien déposer temporairement votre cotisation dans un compte d’épargne REER rachetable en tout temps. Votre argent sera protégé à 100% et convertible quand bon vous semblera en investissement judicieux. Entretemps, vous ne serez pas passé à côté de la période de cotisation annuelle qui se termine le 1er mars 2010, et vous aurez en poche le précieux reçu vous permettant de déduire ce montant pour réduire vos impôts annuels. Plus tard dans l’année, à tête reposée, vous pourrez déterminer le placement qui vous semble le plus approprié et sécuritaire. Vous limiter aux institutions et aux conseillers de confiance accrédités par les autorités compétentes sera un bon départ.

2-Où placer le REER parmi toutes vos priorités financières? Avant le CELI ou après le REEE? Après avoir remboursé votre hypothèque? Ce genre de questions revient souvent. Il est temps de considérer l’utilisation du REER dans une planification globale de vos actifs.

En se servant des différents régimes d’épargne ou d’impôt différés, voici une hiérarchie qui, je l’espère, vous éclairera dans vos priorités:

A- Si on considère que les taux sur les cartes de crédit oscillent entre 18 et 28%, vous faites une sacrée bonne affaire en réglant le solde au complet ou en remboursant le maximum sur vos cartes de crédit. C’est presque de l’argent tombé du ciel qui se récupère facilement. Payer des dettes coûteuses est le meilleur conseil qu’on peut donner à quiconque. A quoi bon faire de l’épargne à 5% de rendement si notre dette en coûte 22%?

B – Se constituer un fonds d’urgence équivalent à 3 à 6 mois de revenu, n’est pas un luxe, mais une précaution nécessaire qui peut s’avérer salutaire en cas de perte d’emploi, de maladie, d’accident ou d’imprévue.

C – Au troisième étage de ma pyramide des priorités, je place la cotisation REER. Le REER peut servir à court et moyen terme pour l’achat d’une propriété ou un retour aux études (REEP). Le programme RAP permet d’y puiser jusqu’à 25 000$ sans imposition et remboursable sur 15 ans (plus les deux premières années en congé de remboursement). Si vous avez déjà une propriété, alors l’objectif du REER sera la constitution d’un fonds de retraite.

D – Le REEE est encore très attrayant et dans plusieurs circonstances. La subvention de 20% et les différents bons d’études offrent finalement une plus value non négligeable. Une cotisation à des petits enfants ou des neveux peut aussi satisfaire un de vos besoins de transmission de patrimoine.

E – Le CELI, semble loin de la base, mais si votre taux d’impôt marginal est très faible… il peut être plus adéquat de l’utiliser à la place du REER. Généralement, le CELI vise à constituer un supplément aux autres plans ou encore, il sera destiné à la réalisation d’un projet précis. Un chalet? Une deuxième voiture? Un voyage en Europe? Il n’y a que votre imagination comme limite.

F – Le remboursement anticipé de l’hypothèque peut se faire avec les économies d’impôt réalisées avec le REER ou avec la capacité d’épargne excédentaire. N’oubliez pas que lorsque les taux sont à des niveaux inférieurs historiques, cette dette ne révèle pas le même caractère d’urgence que celles sur des cartes de crédit. Ce qui compte le plus, c’est votre valeur NETTE: vos actifs MOINS vos dettes = votre valeur nette. Si votre valeur nette progresse, vous êtes sur la bonne voie.

Lorsque les autres plans ont été mis en place et qu’il vous reste une capacité d’épargne, vous êtes privilégié. Si vous souhaitez rester prudent dans vos épargnes non enregistrées, choisissez un placement en structure de capitaux. Ce type de placement offrent une vaste sélection de classes d’actif. Du marché monétaire, aux obligations, aux fonds équilibrés et sectoriels… ce n’est pas le choix qui manque. Ils ont tous la particularité de transformer les revenus d’intérêts et de dividendes en gain en capital. Une économie d’impôt non négligeable de 50%. Ces exemples sont une simplification et ne s’appliquent pas nécessairement à tous. Il faut consulter un conseiller fiscal ou en produits financiers. Les conseillers indépendants offrent la particularité de pouvoir vous proposer des combinaisons de solutions sans égards à l’institution. D’ordinaire, ils peuvent offrir les produits de toutes les grandes sociétés financières.

3-Un bon  ménage s’impose! Il est incroyable de constater à quel point, au fil des ans, certains ont accumulé un véritable fouillis dans leurs placements REER. À force de vouloir diversifier, ils se sont plutôt éparpillés.

Je vois parfois des gens qui ont des comptes dans quatre institutions, avec quatre conseillers, mais dont les placements sont TOUS investis dans les mêmes catégories. En évitant de mettre leurs oeufs dans les mêmes paniers, ils ont plutôt réalisé une belle omelette. Relevons nos manches et ouste: faisons un peu le ménage!

- Commencez par placer vos états de compte par institution et en ordre chronologique décroissant. Pourquoi pas dans un cartable bien identifié? Pour faire des comparaisons ou des analyses, le relevé de juin 2001 ne servira pas beaucoup! Gardez sous la main les 5 dernières années.

- Placez en couverture ou en première page votre profil d’investisseur et la date de sa dernière mise à jour. Cet outil de diagnostic est un des plus précieux. Il détermine votre horizon de retraite, vos données personnelles et votre tolérance à la volatilité. C’est votre «profil génétique» d’épargnant. Il y a des placements qui vous occasionneront des réactions allergiques, si vous n’en tenez pas compte! Comme avec une brosse à dents, un profil d’investisseur ne se prête pas entre conjoints. Chacun-pour-soi.

- Identifiez le ou les conseillers que vous jugez les plus compétents ou les plus à l’écoute de vos besoins. Il est bon de diversifier par institutions et classe d’actifs, mais vous pouvez très bien faire ce travail avec seulement une ou deux personnes de confiance. Un conseiller indépendant a l’avantage de pouvoir offrir les solutions de toutes les grandes sociétés financières. Privilégiez les gens qui communiquent facilement avec vous; ceux que vous comprenez!

- Comparez vos rendements aux moyennes ou médianes de catégories d’actifs. Votre conseiller doit pouvoir vous prouver par écrit que vos rendements sont aussi bons que la moyenne. Sinon, apportez des ajustements nécessaires.

- Prévoyez un calendrier de contact et d’évaluation sur 12 mois. Ne vous limitez pas à la rencontre annuelle de contribution à votre REER. Vous pouvez prévoir chaque année deux évaluations en personne et deux autres par téléphone. Une fois par an, ce n’est pas assez. Il est temps de vous intéresser à vos affaires!

4- Est-ce qu’il y a un combat entre le CELI et le REER? À lire les commentaires des blogues et des sites d’affaires et de finances personnelles, il y a un combat extrême entre les tenants du REER et ceux du CELI. Pourtant, ils sont frères de sang. Ils répondent à des objectifs différents et … surprise, ils peuvent même être colocs!

Si votre objectif premier est de diminuer vos impôts personnels dans votre déclaration de 2009, le CELI n’est pas la solution. Le bon vieux REER fait très bien le travail. À ce sujet, toute contribution dans un REER donne droit à une déduction équivalente à votre taux marginal, soit l’échelon supérieur de taxation de votre dernier dollar gagné. Si vous avez un taux marginal de 40%, votre contribution REER de 5000$ vous vaudra un retour ou une diminution d’impôt de 2000$. Si vous contribuez plutôt à un CELI, niet: il n’y aura aucun impact.

Cependant, à long terme, l’effet est identique. Je m’explique. Autant dans le CELI que dans le REER, la croissance se fait à l’abri de l’impôt. Mais lorsqu’on retire ses billes, le CELI fait sourire. Avec lui, JAMAIS d’impôt lors des retraits, mais pas de déduction initiale. Pour ce qui est du REER, il faut dire les choses comme elles sont, il s’agit d’un REPORT de l’impôt. Si à l’âge de la retraite vous décaissez vos REER en douce, vous serez gagnant. Ne faites jamais la gaffe dont j’ai été témoin en 1999. Une dame nouvellement à la retraite s’est rendue à sa caisse pour transférer tous ses REER dans son compte d’épargne. Sur un total de 100.000$, on lui a laissé moins de 60.000$. Mauvaise idée.

Pour faire un choix entre les deux, ce n’est pas tellement compliqué. Si vous avez de l’espace REER et que vous payez un taux d’impôt significatif (entre 25 et 50%), le REER représente TOUJOURS une bonne affaire. À l’opposé, si vous payez très peu d’impôt et que vous avez un besoin à court et moyen terme à combler avec vos économies, le REER n’est peut-être pas le véhicule idéal. Valider vos choix avec l’aide d’un comptable et d’un conseiller ou planificateur indépendant ne sera jamais une mauvaise idée.


5-Combiner le REER au CELI est très payant! Ceux qui lèvent le nez sur le CELI car il préfèrent le REER doivent inspirer plus profondément. Les deux peuvent se voisiner et même s’entraider! Voici un exemple de la mise en application de la stratégie de CÉLI raccordé à un REER. En attendant d’avoir un salaire intéressant, les jeunes travailleurs ont tout intérêt à privilégier le CÉLI. Pour eux, la combinaison CÉLI-REER-RAP peut être particulièrement attrayante. Voici un scénario qui illustre les avantages d’une telle combinaison:

- Simon a 22 ans et travaille dans un entrepôt. Il gagne moins de 25.000$ par année, mais pense pouvoir obtenir un poste de contremaitre d’ici 3 ans. Cela porterait sa rémunération à 52.000$.

- Son amie de cœur Samantha est encore aux études mais travaille à temps partiel dans une épicerie. Cela lui rapporte 14.000$ par an.

- Simon et Samantha rêvent d’acheter leur propre maison dans 5 ans.

- Simon a déjà 7000$ de côté et croit pouvoir épargner 3000$ par année pendant 5 ans – soit un total épargné de plus 22.000$ à la fin des 5 ans.

- Samantha, de son côté, va obtenir son diplôme d’optométriste d’ici deux ans. Elle croit pouvoir trouver un emploi de plus de 50.000$ dès sa sortie des bancs d’école. Dès qu’elle aura un emploi à temps complet, elle calcule qu’elle pourra épargner 10.000$ chaque année.

Les bénéfices d’une stratégie CÉLI/RAP

Simon peut ouvrir un CÉLI dès maintenant et y placer 5000$ dans un fonds équilibré prudent qui rapporte en moyenne 5% par année. L’an prochain, les 2000$ qu’il n’a pas pu placer cette année (en raison du plafond de 5000$) vont s’ajouter à ses 3000$ d’épargne annuelle. À la fin de l’année 5, il se retrouve avec 22.289$, dont 3.289$ de gain non imposable. A l’approche de la date du dépôt de sa mise de fonds sur la maison (mais avec plus de 90 jours de marge de manœuvre), Simon sortira ses économies du CELI et les déposera dans un REER. Ayant maintenant un taux marginal d’imposition de 38%, il récupérera ainsi 8470$ en retour d’impôt.

Samantha, qui travaille alors à temps complet depuis plus de 2 ans, a déjà ouvert un REER et y a déposé 2 fois 10.000$. Avec les remboursements d’impôts de 3800$ qu’elle a reçu chaque année, elle a contribué à son CÉLI. Celui-ci vaut 8.180$, tandis que son REER affiche maintenant 21.262$. Simon et Samantha sont tous deux en droit d’utiliser le régime d’accès à la propriété (RAP). Ils peuvent ainsi «s’emprunter» sans imposition ni pénalité un total de
22.289$ + 21.262$ = 43.551$
Ajoutons à cette somme le remboursement d’impôts de 8470$ attendu par Simon et le CÉLI de 8180$ de Samantha, et notre couple peut déjà faire une mise de fonds initiale de 60.200$… grâce à seulement 36.000$ d’économie. Et cela, sans même l’aide de maman et de papa… Enfin, pas tout de suite; ils ne leur demanderont que de payer les électro-ménagers!

6-Stratégie REER pour les peureux Si vous vous êtes réfugiés sur la voie d’accotement lorsque la crise s’est pointée, félicitations, vous avez évité de lourdes pertes. Mais, si vous avez passé toute l’année 2009, dans le «fossé»… vous avez manqué un des rebonds les plus spectaculaires depuis 100 ans.

Il faut remonter à 1995 pour observer une remontée aussi impressionnante. C’est ça l’ennui avec les marchés financiers, on sent la tempête s’avancer et on souhaite se retirer rapidement. Mais pour revenir? Nul ne peut prétendre avec exactitude le moment propice. Un élément est certain: rester investi en tout temps apporte des résultats supérieurs que des allers-retours improvisés.

2010 sera une année de reprise et les prochains 36 mois offrent de belles possibilités. Mais tous les nuages ne sont pas pour autant écartés. Si vous investissez une bonne somme pour faire du rattrapage ou pour rejoindre le plafond de cotisation annuelle REER de 22 000$, vous avez raison de vouloir être prudent.

Vous n’êtes pas obligé d’investir TOUT et tout de suite dans les marchés boursiers ou dans des fonds communs d’actions. Vous pouvez vous prévaloir des options de transfert automatique. Ainsi, vous déposez toute votre cotisation dans une option sécuritaire comme les obligations à court terme et donnez des instructions pour que chaque mois, d’ici la fin de l’année, 1/9e de votre montant entre dans le marché. Vous étalerez ainsi votre risque et si jamais le marché vient à se corriger, vous achèterez plus de parts et ferez une bonne affaire! Les cotisations automatiques mensuelles sont vraiment efficaces. C’est une façon intelligente de niveler ses coûts d’acquisition et de profiter autant des aubaines que des remontées!

7- Un REER Blindé  protégé au maximum. La forte volatilité des derniers 24 mois vous effraie? C’est normal. Si vous souhaitez investir dans des placements REER qui garantissent le capital, vous devez lire ce qui suit. Les garanties et protections ne sont pas toutes identiques. Il faut déterminer ce qui vous préoccupe. Est-ce la protection du capital? La protection du versement d’un taux d’intérêt régulier? La protection contre l’inflation ou la protection en cas de faillite de votre institution financière?

Si vous souhaitez une protection TOTALE, vous n’avez que très peu de choix. L’offre se réduit au CPG. Avec la faiblesse historique des taux d’intérêt, il convient de bien réfléchir et surtout ne pas immobiliser ses capitaux dans des certificats à long terme. Lorsque les taux remonteront – et cette remontée est une certitude -, vous risquez de vous en mordre les doigts. Si les CPG sont d’ordinaire de bons instruments pour les REER, en ce moment, leur attrait est «très ordinaire».  Certaines institutions offrent cependant des CPG aux «stéroïdes» adossés à des produits financiers à fort potentiel de rendement. S’ils sont reliés à des indices de marchés, des paniers d’actions ou de matériaux et métaux… ils peuvent multiplier votre rendement par 10… ou l’annuler. Mais vous ne risquerez pas votre capital.

Comme l’année 2010 devrait être une année de stabilisation et de retour à une économie plus normale, l’horizon semble très prometteur pour beaucoup de catégories de placement. Avec ce genre de certificats garantis, il y a un point à ne pas négliger. Exigez de ne pas être plafonné en rendement. Il n’est pas rare de voir des institutions limiter la croissance à 30 ou 40% au total. Si le placement qui sert de référence de rendement à votre CPG a réalisé 200% de rendement, la banque empoche la différence. Avouez que cela fait cher en frais de gestion! Moins votre échéance sera longue, plus il sera facile pour vous de modifier ou encore de profiter de nouvelles opportunités qui pourraient se présenter à vous. Les termes de 2, 3 et 5 ans rachetables sont souhaitables.

8- Une REER personnalisé pour chefs d’entreprise: le RRI. Depuis le temps qu’on en parle, vous savez bien que le REER remplace les régimes de retraite des travailleurs ou employés d’état. Ils servent aussi à compléter ses économies souvent financées à 100% par les employeurs. Mais, si vous êtes propriétaire ou cadre actionnaire d’une PME, vous pouvez convertir vos REER accumulés et établir un fonds de pension individuel. Il s’agit d’un RRI. Comme les fonds de pension, on peut établir un régime de retraite à prestations déterminées. Cela permet aux participants de plus de 40 ans de verser des cotisations à imposition différée plus élevées que celles qui peuvent être versées dans le cadre d’un REER. Ainsi, pour 2009, un épargnant de 55 ans peut déposer 30.500$ dans son RRI, alors qu’il est limité à 22.000$ de contribution à son REER.

L’engouement pour les RRI est très important, car il permet à un entrepreneur de libérer des sommes de sa société et de se les réserver pour la retraite, en les rendant insaisissables. Étant donné la complexité des RRI, ils ne peuvent être établis qu’avec l’aide d’experts. Des administrateurs de régimes de retraite et des cabinets d’actuaires interviennent dans ses dossiers. Une fois établis, les RRI doivent produire des rapports actuariels chaque 36 mois. Les sociétés d’assurance comme Industrielle-Alliance, Standard Life et Manuvie ont une bonne expertise dans le domaine. Un conseiller en sécurité financière est apte à bien vous seconder dans cette démarche.

9- 5 Fonds communs qui tiennent leurs promesses… et qui battent les indices! Il y a encore bien des embrouilles dans le paysage économique. Une augmentation de l’inflation peut engendrer une hausse des taux d’intérêt plus rapidement que prévu. L’état pathétique des finances publiques, la lenteur de la reprise ou les tensions géopolitiques sont autant de nuages noirs qui nous font dire que rien n’est gagné en 2010. Alors, où investir son REER cette année? Les fonds communs permettent de limiter le risque et de profiter de belles opportunités. Mais, comme sur les tablettes de votre épicier, le choix est trop vaste et la médiocrité côtoie l’excellence.

Ne vous fiez pas sur les performances de 2009 pour fixer votre choix. Les rendements d’une seule année ne sont pas du tout un bon indicateur de l’avenir. À l’opposé, les performances moyennes annuelles sur 5 et 10 ans démontrent avec éloquence la capacité de certains gestionnaires à répondre avec efficacité aux crises et opportunités.  À ce chapitre, la dernière décennie nous a balancé: une bulle spéculative en technologie, une attaque terroriste sur Wall Street, deux guerres, une bulle spéculative immobilière, une crise financière sans précédent et une récession mondiale! Certains gestionnaires sont passés à travers ses obstacles comme une balade dans un sentier pédestre.

Voici cinq fonds de différentes classes qui se sont démarqués au cours de la dernière décennie. Ils ont su préserver le capital, profiter des rebonds et battre à plate couture leurs indices de références, la médiane de l’industrie et les fonds indiciels négociés en bourses. Les rendements affichés sont tous nets de frais.

- TD Obligations canadiennes. Moyenne annuelle sur 10 ans: 6,42%

- Manuvie Revenu mensuel élevé. Moyenne annuelle sur 10 ans: 11,2%

- Industrielle-Alliance dividendes. Moyenne annuelle sur 10 ans: 11%

- Dynamic fonds Valeur du Canada. Moyenne annuelle sur 10 ans: 10,6%

- Placement CI Harbour. Moyenne annuelle sur 10 ans: 8,8%

10-5 produits intéressants à considérer pour votre REER.

Encore cette année, les choix de solutions REER ne manquent pas. Voici cinq idées très différentes, destinées à des investisseurs aux profils très distincts. Si vous n’êtes pas familier avec les termes ou particularités, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la finance inscrit à l’AMF; il saura vous seconder.

Les Billets de dépôts CIBC rendements totaux supérieurs série 34 sont disponibles jusqu’au 26 février 2010. Ces billets investissent dans dix sociétés canadiennes de premier plan comme BCE, Barrick Gold, RIM, Rogers, Sunlife et autres. Le capital est protégé à 100%. D’une durée de 5 ans, le coupon annuel peut atteindre 10,5%.

Le CIG boursier de SSQ offre un bon rapport protection/potentiel. D’une durée de 10 ans, il est rachetable en tout temps. Il est constitué de deux éléments protégés: un certificat représentant 40 ou 60% (à votre choix) à un taux d’intérêt de 3,5%, et le reste en fonds garantis administrés par des gestionnaires institutionnels de premier plan, dont Jarilowsky Fraser et McLean Budden. Ce qu’il y a de plus attrayant est l’absence de plafond de rendement. Tout est protégé et même si le rendement a explosé et totalise 100%, ça vous appartient.

Le fonds commun Hartford Chefs de file mondiaux devrait encore bien faire en 2010. En 2009, comparé aux fonds mondiaux, il a offert plus de 11% en valeur ajoutée. Il a rapporté 23% contre 12% pour ses pairs. Dans les années 90 et jusqu’en 2004, son gestionnaire vedette, Bill Kanko, a grandement contribué au succès de la famille Trimark. Maintenant propriétaire de sa boîte Black Creek Investments, il gère exclusivement pour la compagnie Hartford du Connecticut.

Le FNB BMO infrastructures mondiales reproduit l’indice Dow Jones Brookfield Global Infrastructure Index. Ce fonds négocié en bourse reproduit l’indice constitué des géants des sociétés liés aux infrastructures. Tous s’entendent pour dire que les prochaines années seront riches en investissements dans ce secteur. Au cours des 25 prochaines années, à l’échelle globale, les routes, aqueducs, réseaux électriques, pipelines, voies maritimes et autres grands travaux vont accaparer 20 billions de dollars. En investissant dans ce fonds, vous ciblez les entreprises qui vont en bénéficier directement. Avec un ratio de frais inférieur à 1%, c’est le genre de placement à long terme destiné aux investisseurs dynamiques.

Enfin, si vous êtes plutôt agressif, ouvrez-vous un compte REER dans une firme de courtage à escompte et placez votre cotisation en liquidité. En 2010, je vous invite à surveiller étroitement l’entrée en bourse de quelques sociétés de premier plan qui devraient connaître des départs fulgurants, semblables à Google il y a quelques années. Les PAPE (premiers appels publics à l’épargne; IPO en anglais) représentent des occasions uniques. Comme 2009 a été très tranquille de ce côté, on prévoit que les nouvelles émissions seront en augmentation en 2010. Facebook et Twitter sont attendus de pied ferme sur les parquets. Si vous avez la liquidité à portée d’un clic de souris, vous ne devriez pas rater ces occasions.

À propos de Fabien Major

Je suis un conseiller financier honnête! Mon super pouvoir: Me faire comprendre lorsque je parle de finances et d'économie! Voir tous les articles par Fabien Major

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